Archives des tags: Amour

Viens témoigner sur ma chaîne !

Bonjour à tous et à toutes !

Aujourd’hui (et même demain et après demain), je vais avoir besoin de toi, de vous. Plutôt que de tweeter un truc ou de poster un texte sur ma page Facebook, j’ai décidé d’écrire carrément un article, parce que c’est plus simple et surtout je crois qu’il tombera moins facilement dans l’oubli.

Je poste des vidéos sur Youtube

Vous êtes sans doute au courant, mais depuis quelques mois j’ai une chaîne Youtube dédiée aux thématiques féministes  & LGBT+ (et à d’autres trucs par extension…). La chaîne s’appelle Princ(esse) – LGBT et tu peux la découvrir en cliquant sur le lien. J’y interprète deux personnages surnommées « Prince » et « Princesse » qui discutent et essayent d’expliquer des trucs.

Mieux qu’un long discours, le plus simple est que je te montre un exemple !

Mais pourquoi je te parle de ça ?

Depuis quelques mois, j’ai un nouveau format de vidéo : des interviews. Je pense que tu commences à voir où je veux en venir…

Plutôt que de me mettre constamment en avant, j’aimerais pouvoir te proposer toi, ou un de tes amis, une connaissance, etc, de témoigner sur ma chaîne pour parler de ton identité, de ton genre, de ton orientation sexuelle ou romantique, de ton expression de genre, de ton engagement/militantisme (ou pas), de ton parcours, de tes questionnements, de la place que tu occupes dans la société…

Le but, c’est de proposer au public d’Internet de découvrir des personnes aux identités et vécus très variés, et tout ça en français. Parce qu’on le sait tou-te-s, il existe plein de ressources en anglais, mais en français, c’est la cata… Or tout le monde ne parle pas nécessairement très bien anglais.

Qui peut témoigner ?

Tout le monde !

Non en vérité, pas tout le monde. Il faut que tu acceptes de montrer ton visage sur Internet pour parler de sujets pourtant personnels. Ce n’est pas rien, je ne dis pas le contraire. J’ai l’immense chance d’avoir la possibilité de le faire, mais c’est loin d’être le cas de tout le monde.

En tout cas, j’aimerais avoir des profils variés, des gens différents, des expériences jamais pareilles !

La seule condition (et cela me désole), c’est que je tourne en région parisienne. Je n’ai pas max de money pour aller partout en France. Après si je me déplace en France, je l’annoncerai à l’avance sur les réseaux sociaux et si y a moyen de caler des tournages, je le ferais !

Comment ça se passera ?

Déjà, on prendra contact, on discutera pour que je puisse cerner qui tu es et quelles questions je peux te poser. Ensuite, je te proposerai les questions. Tu pourras mettre ton veto sur ce que tu veux, me proposer d’autres questions, critiquer mes choix, etc. Le but, c’est que tu sois à l’aise et que tu ne parles que de ce dont tu as envie de parler.

Ensuite, on calera une date de tournage, on tournera gentiment et après je m’occuperai de monter le tout. Tu auras bien sûr un droit de regard sur le résultat final avant que je publie la vidéo.

Voici un petit exemple de ce que peut donner le résultat :

Contacte-moi !

Voilà j’ai fini. J’espère que je vous donne envie de participer, n’hésitez pas à m’envoyer un message via le blog, sur Twitter ou sur Facebook.

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Coming-out

Harry Potter m’a appris une chose : personne ne mérite de vivre dans un placard.

Souvent, j’ai l’impression de passer ma vie à faire mon coming-out . Que dis-je : je passe ma vie à faire mon coming-out. Le pire, c’est que je sais que je passerais le reste de ma vie à le faire. Parce que je n’aime pas qu’on me prenne pour quelqu’un que je ne suis pas. Je ne le supporte pas, je ne le supporte plus. J’ai passé trop de temps enfermée dans un placard . Trop de temps à mentir par omission. Trop de temps à rejeter celle que j’étais, à refouler, à avoir honte.

Parfois, j’envie les homos. Ils et elles auraient presque de la chance, il leur suffit de mentionner un ex ou une ex, de dire qu’untel ou untelle est sexy pour que la personne en face d’eux comprenne. Ils et elles n’ont pas besoin de préciser. On les comprend tout de suite.

Quand j’essaye de glisser subtilement que le genre de mes amours et partenaires n’a pas d’importance, je me retrouve à faire l’effort intellectuel de mentionner mon attirance pour les filles et pour les garçons. Sinon, les gens se méprennent. Si je parle de mon ex, une fille, je deviens lesbienne à leurs yeux. Si je dis que je suis amoureuse de Ben Whishaw, je reste hétéro. Parce que – sauf cas particulier – on présuppose toujours – parfois bien malgré nous – que la personne est hétéro. Même moi, il m’arrive de le faire. Alors que putain, je suis bien placée pour savoir que c’est une connerie.

Quand je rencontre quelqu’un, bien sûr je ne me présente pas en tant que bi. Bien sûr, mon orientation ne résume pas ma personnalité. Bien sûr. Les gens me découvrent au fur et à mesure. Au fil du temps, je parle de mes ex : des garçons et des filles. Je parle des personnes qui me plaisent, de mes dates, des célébrités sur lesquelles je fantasme, de mes activités militantes dans le domaine des droits LGBT+.

Deux solutions : soit j’ai la chance que la personne en face de moi ait déjà rencontré des personnes bisexuelles (ou qu’elle le soit elle aussi !), je n’ai alors rien besoin de préciser, la personne comprend toute seule. C’est merveilleux quand ça arrive, ça me soulage. Je me sens bien, tellement bien.  Soit j’ai droit à des questions. Ce ne sont pas forcément des questions méchantes, très rarement. C’est juste que la personne n’a pas compris, tout simplement. Ce n’est pas naturel pour elle d’envisager ma bisexualité, c’est totalement inattendu.

Attends… Je croyais que t’étais lesbienne ?
Pardon, j’ai pas compris, tu es bi en fait ?
Tu es redevenue hétéro ?
Mais tu n’étais pas avec une fille l’an dernier ?
Tu es dans une période mecs, c’est ça ?

Je ne peux pas dire que ça me fait mal. Mais je préférerai ne pas devoir répondre à ces questions. Pourtant je le fais, et avec le sourire ! Parce que j’ai la chance d’être bien dans ma peau, d’être pédagogue, d’avoir la possibilité de parler de moi et de répondre à toutes sortes de questions – même indiscrètes – sans me sentir mal à l’aise. Disons que je fais ça pour le prochain ou la prochaine bi. Une personne qui peut-être sera moins à l’aise que moi. Pour qu’il ou elle soit heureuse de passer après moi. Je réponds à toutes les questions quand on m’en pose. Je parle même de ma vie sexuelle si ça peut aider à la compréhension. Parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse, sinon les autres ne comprendront jamais.

Garçon ou fille, peu m’importe.
En fait, pour être précise, je suis bi.
J’aime aussi les filles, tu sais ?
Non, pas de copain, ni de copine.
Moi, un garçon, ça me va aussi !
Je suis bisexuelle.

Parfois, je me dis que je devrais laisser les gens penser ce qu’ils veulent. Qu’ils me pensent hétéro ou homo n’a que peu d’importance, n’est-ce pas ? Il m’arrive de ne rien dire, de laisser les gens penser. Mais il y a la famille, les amis, les camarades de classe, les collègues. Des personnes que je fréquente tous les jours, des personnes qui changent constamment. Les proches vont et viennent au fil des ans. Des personnes à qui il faut le dire, encore et encore.

Faire son coming-out, ce n’est pas très agréable , même si en un sens, ça soulage. Parfois c’est même très dur. Surtout quand la personne qui te plait décide de ne plus te rappeler après l’avoir appris. Quand les gens te posent mille et un questions pour comprendre pourquoi. Mais le plus dur dans tout ça, c’est de réaliser que ce n’est jamais terminé. Et qu’à chaque personne que je décide de faire entrer dans ma vie, il faudra un jour ou l’autre le dire.

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Dire je t’aime

dire je t'aime

Au cours des derniers mois, beaucoup de choses ont changé dans ma vie. J’ai l’impression d’avoir grandi, d’avoir gagné en maturité, d’avoir changé, de m’être trouvée. J’ai fait des choses dont je ne m’aurais jamais cru capable l’année dernière. J’ai eu des expériences à la pelle . Des expériences positives, des expériences négatives… Des expériences tout court. Je me sens vivante comme je ne l’ai jamais été avant, je me sens forte comme si rien ne pouvait m’arriver, je suis optimiste, moi qui ai si souvent été d’un pessimisme alarmant.

Pendant très longtemps, j’ai fait partie de ces adolescentes qui sacralisent l’Amour. Le Vrai, L’Unique, Celui Avec Des Majuscules. L’Amour qui dure toujours, qui est plus fort que tout. Un Amour qui fait du Mal autant qu’il fait du Bien. L’Amour Passion, celui des romans, celui des films, celui des chansons. J’ai cru en cet Amour fantasmé, j’y ai joué en pensant que c’était la meilleure façon d’aimer. Pire, l’unique façon d’aimer.

Aujourd’hui, j’y reviens. Je me défais de ce qu’on m’a appris, de ce que j’ai cru apprendre dans les romans d’amour.

Avant, quand je disais Je T’Aime, ces mots sonnaient comme une promesse . La promesse d’un futur, de projets, d’éternité. Je t’aime, c’était l’Amour de Roméo et Juliette. Je t’aime, c’était presque un secret, un secret honteux. Un trésor qu’on réserve à notre âme sœur. Dire Je t’aime, c’était une faiblesse. C’était se livrer tout entier à l’autre, se mettre à nu, être prêt à souffrir. On ne dit Je t’aime qu’à une seule personne, celle qu’on aime, celle avec qui on veut passer le reste de nos jours, celle pour qui on pourrait crever. Read More →

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Comment je vis ma bisexualité

Étant ouvertement bisexuelle (ou pansexuelle, disons que les deux étiquettes me conviennent), il arrive assez souvent qu’on me pose des questions sur mon orientation . Que ce soit de la part d’hétéro ou d’homo, ou de personnes en questionnement. J’ai d’ailleurs remarqué que les homos étaient souvent les plus curieux, ou alors est-ce seulement les personnes que j’ai rencontrées. En tout cas, voici un petit échantillon des questions auxquelles j’ai droit :

Comment ça se passe ?
Est-ce que tu as quand même une préférence ou pas du tout ?
Est-ce que c’est par période ?
Est-ce que c’est vraiment 50/50 ?
Et sexuellement, tu as une préférence ?
Du coup si tu aimes le sexe avec les hommes, il ne te manque pas quelque chose avec les filles ?
Comment tu peux en être sûre ?

Comment tu le vis ?

 Qu’on se le dise, je ne considère pas ces questions comme insultantes, surtout si je connais un peu la personne en face. Parfois, elles sont un peu indiscrètes, mais je préfère qu’ils me les posent à moi qui suis à l’aise avec tout ça plutôt qu’ils aillent embêter d’autres personnes qui elles, pourraient le prendre mal. J’aime qu’on me pose ces questions et j’aime y répondre parce que je considère que c’est un moyen de donner de l’information et d’affirmer l’existence des bisexuel•le•s.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler de la manière dont je vis ma bisexualité, que ce soit au quotidien, avec mes amis et mes amours. Évidemment, comprenez qu’il ne s’agit que de mon expérience personnelle et que vous n’avez pas à calquer ma vie sur celles de tous les bisexuel•le•s. Je vous invite à lire d’autres témoignages, voire à partager le votre en commentaire si vous aussi, vous vous identifiez comme bi, pan, poly, demi… tout ce que vous voulez, vous êtes libres de vous définir, ne l’oubliez jamais. Read More →

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Non, je ne cherche pas de petit•e ami•e

célibataire
Et ça n’est pas un problème.

Cela fait un moment que je suis seule maintenant. Pendant longtemps, je me suis lamentée à cause de ça. Sans petit•e ami•e en vue, j’avais l’impression d’être esseulée, seule et solitaire. Je pensais que j’avais besoin d’avoir quelqu’un dans ma vie, que c’était un véritable manque et que si je restais seule, alors cela signifiait que je ne valais pas grand chose. Je croyais que je ne pouvais recevoir de l’affection que de la part d’un•e petit•e ami•e.

J’avais tort.

Non, je n’ai pas besoin de quelqu’un dans ma vie . Quelqu’un qu’on pourrait qualifier de petit•e ami•e. Et ce n’est pas une réflexion de fille aigrie qui n’a trouvé personne parce qu’elle est trop moche et trop conne. Des occasions, j’en ai eu quelques unes ces dernières années. Quand je les ai saisies, ce n’était que pour fricoter, pour me sentir bien, pour me sentir désirée. Ce n’est pas un mensonge, si j’avais voulu à tout prix me trouver un copain ou une copine, j’aurais trouvé.

Sauf que non, je ne veux pas.

Je ne veux pas de quelqu’un qui me colle aux basques, qui m’envoie 15 SMS par heure et attende que je rende la pareille, qui veuille regarder mes séries avec moi, qui ait envie de sexe quand moi non. Je préfère rester seule. Et être accompagnée quand j’en ai envie, pour une durée que je choisis, sans envisager forcément de lendemain. Je ne veux pas me retenir de tourner autour d’un•e mignon•ne sous prétexte que je suis en couple.

Je ne veux pas être en couple. Merde. C’est trop de problèmes. J’ai déjà mes problèmes perso, je ne vais pas en plus m’encombrer de ceux de quelqu’un d’autre.

Oui, mais l’amour c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie, être seul•e c’est triste. Read More →

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