Archives des tags: Bisexualité

Projet #BiEtPanVisibles

BiEtPanVisibles

Le 23 septembre, c’est la Journée Internationale de la Bisexualité (et ajoutons la Pansexualité, zut!)

J’imagine fort bien qu’il y a très peu de chances pour que tu connaisses cette date, et pour cause : personne n’en parle en France. Niveau média, il n’y a bien que Yagg qui daigne couvrir l’événement. Et pourtant, des initiatives ont lieu tous les ans pour cette journée très spéciale ! Partout dans le monde ! Certes, en France, il n’y a jamais grand chose mais… cela ne tient qu’à nous de changer cela

C’est quoi la « JIB » ?

La JIB, c’est le petit nom de la Journée Internationale de la Bisexualité. Elle a été célébrée pour la première fois le 23 septembre 1999. Depuis, tous les ans, le 23 septembre est un appel aux personnes bisexuelles, leurs familles, amis et sympathisants à la reconnaissance des droits et à la célébration de la bisexualité à travers son histoire, sa communauté, sa culture et son vécu quotidien.

Le 23 septembre, c’est l’occasion d’assurer la visibilité des personnes bies, de casser les clichés véhiculés par la société et les médias, de lutter contre la biphobie… Bref, c’est le moment où jamais de prendre la parole  ! Cette journée est célébrée dans plusieurs pays, notamment en France, même si les initiatives restent relativement modestes et peu médiatisées…

Personnellement, je pense que le 23 septembre ne concernent pas seulement les bisexuel-le-s, mais aussi les pansexuel-le-s, les biromantiques, les panromantiques, etc. C’est le jour parfait pour que toutes ces personnes, pourtant très différentes, se montrent, témoignent et occupent l’espace public : IRL, mais aussi sur Internet ! Read More →

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Coming-out

Harry Potter m’a appris une chose : personne ne mérite de vivre dans un placard.

Souvent, j’ai l’impression de passer ma vie à faire mon coming-out . Que dis-je : je passe ma vie à faire mon coming-out. Le pire, c’est que je sais que je passerais le reste de ma vie à le faire. Parce que je n’aime pas qu’on me prenne pour quelqu’un que je ne suis pas. Je ne le supporte pas, je ne le supporte plus. J’ai passé trop de temps enfermée dans un placard . Trop de temps à mentir par omission. Trop de temps à rejeter celle que j’étais, à refouler, à avoir honte.

Parfois, j’envie les homos. Ils et elles auraient presque de la chance, il leur suffit de mentionner un ex ou une ex, de dire qu’untel ou untelle est sexy pour que la personne en face d’eux comprenne. Ils et elles n’ont pas besoin de préciser. On les comprend tout de suite.

Quand j’essaye de glisser subtilement que le genre de mes amours et partenaires n’a pas d’importance, je me retrouve à faire l’effort intellectuel de mentionner mon attirance pour les filles et pour les garçons. Sinon, les gens se méprennent. Si je parle de mon ex, une fille, je deviens lesbienne à leurs yeux. Si je dis que je suis amoureuse de Ben Whishaw, je reste hétéro. Parce que – sauf cas particulier – on présuppose toujours – parfois bien malgré nous – que la personne est hétéro. Même moi, il m’arrive de le faire. Alors que putain, je suis bien placée pour savoir que c’est une connerie.

Quand je rencontre quelqu’un, bien sûr je ne me présente pas en tant que bi. Bien sûr, mon orientation ne résume pas ma personnalité. Bien sûr. Les gens me découvrent au fur et à mesure. Au fil du temps, je parle de mes ex : des garçons et des filles. Je parle des personnes qui me plaisent, de mes dates, des célébrités sur lesquelles je fantasme, de mes activités militantes dans le domaine des droits LGBT+.

Deux solutions : soit j’ai la chance que la personne en face de moi ait déjà rencontré des personnes bisexuelles (ou qu’elle le soit elle aussi !), je n’ai alors rien besoin de préciser, la personne comprend toute seule. C’est merveilleux quand ça arrive, ça me soulage. Je me sens bien, tellement bien.  Soit j’ai droit à des questions. Ce ne sont pas forcément des questions méchantes, très rarement. C’est juste que la personne n’a pas compris, tout simplement. Ce n’est pas naturel pour elle d’envisager ma bisexualité, c’est totalement inattendu.

Attends… Je croyais que t’étais lesbienne ?
Pardon, j’ai pas compris, tu es bi en fait ?
Tu es redevenue hétéro ?
Mais tu n’étais pas avec une fille l’an dernier ?
Tu es dans une période mecs, c’est ça ?

Je ne peux pas dire que ça me fait mal. Mais je préférerai ne pas devoir répondre à ces questions. Pourtant je le fais, et avec le sourire ! Parce que j’ai la chance d’être bien dans ma peau, d’être pédagogue, d’avoir la possibilité de parler de moi et de répondre à toutes sortes de questions – même indiscrètes – sans me sentir mal à l’aise. Disons que je fais ça pour le prochain ou la prochaine bi. Une personne qui peut-être sera moins à l’aise que moi. Pour qu’il ou elle soit heureuse de passer après moi. Je réponds à toutes les questions quand on m’en pose. Je parle même de ma vie sexuelle si ça peut aider à la compréhension. Parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse, sinon les autres ne comprendront jamais.

Garçon ou fille, peu m’importe.
En fait, pour être précise, je suis bi.
J’aime aussi les filles, tu sais ?
Non, pas de copain, ni de copine.
Moi, un garçon, ça me va aussi !
Je suis bisexuelle.

Parfois, je me dis que je devrais laisser les gens penser ce qu’ils veulent. Qu’ils me pensent hétéro ou homo n’a que peu d’importance, n’est-ce pas ? Il m’arrive de ne rien dire, de laisser les gens penser. Mais il y a la famille, les amis, les camarades de classe, les collègues. Des personnes que je fréquente tous les jours, des personnes qui changent constamment. Les proches vont et viennent au fil des ans. Des personnes à qui il faut le dire, encore et encore.

Faire son coming-out, ce n’est pas très agréable , même si en un sens, ça soulage. Parfois c’est même très dur. Surtout quand la personne qui te plait décide de ne plus te rappeler après l’avoir appris. Quand les gens te posent mille et un questions pour comprendre pourquoi. Mais le plus dur dans tout ça, c’est de réaliser que ce n’est jamais terminé. Et qu’à chaque personne que je décide de faire entrer dans ma vie, il faudra un jour ou l’autre le dire.

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Comment je vis ma bisexualité

Étant ouvertement bisexuelle (ou pansexuelle, disons que les deux étiquettes me conviennent), il arrive assez souvent qu’on me pose des questions sur mon orientation . Que ce soit de la part d’hétéro ou d’homo, ou de personnes en questionnement. J’ai d’ailleurs remarqué que les homos étaient souvent les plus curieux, ou alors est-ce seulement les personnes que j’ai rencontrées. En tout cas, voici un petit échantillon des questions auxquelles j’ai droit :

Comment ça se passe ?
Est-ce que tu as quand même une préférence ou pas du tout ?
Est-ce que c’est par période ?
Est-ce que c’est vraiment 50/50 ?
Et sexuellement, tu as une préférence ?
Du coup si tu aimes le sexe avec les hommes, il ne te manque pas quelque chose avec les filles ?
Comment tu peux en être sûre ?

Comment tu le vis ?

 Qu’on se le dise, je ne considère pas ces questions comme insultantes, surtout si je connais un peu la personne en face. Parfois, elles sont un peu indiscrètes, mais je préfère qu’ils me les posent à moi qui suis à l’aise avec tout ça plutôt qu’ils aillent embêter d’autres personnes qui elles, pourraient le prendre mal. J’aime qu’on me pose ces questions et j’aime y répondre parce que je considère que c’est un moyen de donner de l’information et d’affirmer l’existence des bisexuel•le•s.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler de la manière dont je vis ma bisexualité, que ce soit au quotidien, avec mes amis et mes amours. Évidemment, comprenez qu’il ne s’agit que de mon expérience personnelle et que vous n’avez pas à calquer ma vie sur celles de tous les bisexuel•le•s. Je vous invite à lire d’autres témoignages, voire à partager le votre en commentaire si vous aussi, vous vous identifiez comme bi, pan, poly, demi… tout ce que vous voulez, vous êtes libres de vous définir, ne l’oubliez jamais. Read More →

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Non, mon orientation sexuelle n’est pas privée.

« Avec qui tu couches, ça ne regarde personne.
L’orientation sexuelle, c’est de l’ordre du privé. »

Voilà souvent ce que j’entends. Ça m’énerve, vous ne pouvez pas imaginer à quel point. Je ne supporte pas ce genre de réflexion, ça me donne envie de mordre et de casser de la vaisselle. Parce que je ne suis pas d’accord. Mon orientation sexuelle n’est pas privée. Et je vais vous expliquer pourquoi.

En fait, je peux tout résumer en une seule situation.

Lundi matin. Alice, Marie et Kévin sont à la machine à café. Ils se racontent leur week-end. Kévin se vante d’être parti au bord de la mer avec sa copine, Axelle. Alice raconte qu’elle a dû se taper la belle famille de son fiancé, Jules. Marie ne dit rien, pourtant elle a passé un super week-end à la campagne avec sa chérie, Emilie. Kévin propose alors une sortie au restau, tous ensembles, pour fêter son anniversaire. Bien sûr, avec Axelle et Jules. Marie ne dit rien, elle ne viendra pas avec Emilie.

Pourquoi la seule orientation sexuelle publique, ça serait l’hétérosexualité ?  Pourquoi dire qu’on sort avec une personne de même genre, ce serait faire étalage de sa vie privée alors que les hétéros parlent sans complexe de leur conjoint et installent bien en évidence une photo de leur famille délicieusement hétéronormée sur leur bureau ? Je ne dis pas que tous les hétéros le font, il y en a même qui détestent entendre les autres parler de leur couple, mais disons que ça ne choque personne quand ils le font. C’est considéré comme normal.

Si l’hétérosexualité n’est pas privée, alors pourquoi ma bisexualité le serait-elle ? Et l’homosexualité ?

Je fais une une différence entre orientation sexuelle et sexualité . Même s’il y a le mot « sexe » dans les deux, ça ne veut pas du tout dire la même chose ! Read More →

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Non, je ne cherche pas de petit•e ami•e

célibataire
Et ça n’est pas un problème.

Cela fait un moment que je suis seule maintenant. Pendant longtemps, je me suis lamentée à cause de ça. Sans petit•e ami•e en vue, j’avais l’impression d’être esseulée, seule et solitaire. Je pensais que j’avais besoin d’avoir quelqu’un dans ma vie, que c’était un véritable manque et que si je restais seule, alors cela signifiait que je ne valais pas grand chose. Je croyais que je ne pouvais recevoir de l’affection que de la part d’un•e petit•e ami•e.

J’avais tort.

Non, je n’ai pas besoin de quelqu’un dans ma vie . Quelqu’un qu’on pourrait qualifier de petit•e ami•e. Et ce n’est pas une réflexion de fille aigrie qui n’a trouvé personne parce qu’elle est trop moche et trop conne. Des occasions, j’en ai eu quelques unes ces dernières années. Quand je les ai saisies, ce n’était que pour fricoter, pour me sentir bien, pour me sentir désirée. Ce n’est pas un mensonge, si j’avais voulu à tout prix me trouver un copain ou une copine, j’aurais trouvé.

Sauf que non, je ne veux pas.

Je ne veux pas de quelqu’un qui me colle aux basques, qui m’envoie 15 SMS par heure et attende que je rende la pareille, qui veuille regarder mes séries avec moi, qui ait envie de sexe quand moi non. Je préfère rester seule. Et être accompagnée quand j’en ai envie, pour une durée que je choisis, sans envisager forcément de lendemain. Je ne veux pas me retenir de tourner autour d’un•e mignon•ne sous prétexte que je suis en couple.

Je ne veux pas être en couple. Merde. C’est trop de problèmes. J’ai déjà mes problèmes perso, je ne vais pas en plus m’encombrer de ceux de quelqu’un d’autre.

Oui, mais l’amour c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie, être seul•e c’est triste. Read More →

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